tribulations d'un autodidacte
souvenirs d'un rédacteur en chef
samedi 25 mai 2024
dimanche 25 mai 2014
La peau d'une autre
Quand j'ai terminé le manuscrit de LA PEAU D'UNE AUTRE, publié en kindle sur Amazon, j'ai eu un peu l'impression de quitter une famille. J'en suis à présent à 100 exemplaires vendus, et ça me rassure sur l'avenir de mes personnages. Peut-être que je me déciderai prochainement à divulguer quelques passages de ce livre.
mardi 8 avril 2014
avez-vous lu mon dernier livre; la magie assassinée ?
Après LA PEAU D'UNE AUTRE, je viens de sortir un recueil de 5 nouvelles intitulé LA MAGIE ASSASSINEE, dans lequel on apprend le secret de certains tours tout en participant à de curieuses enquêtes.
dimanche 23 février 2014
le secret pour ne pas contrarier son épouse
(suite)
Les vacances des Padevène allaient vraiment commencer. Optimiste, Candide sourit à son épouse et...
- Si tout va bien, nous...
-Ah non ! ne prononce plus ces mots. Et ne me parle plus de voyage en voiture. A propos, combien de kilomètres nous reste-t-il à faire ?
Candide soupira. Comment allait-il pouvoir annoncer que les 800 kilomètres restants se passeraient certainement mieux que les 3000 premiers ? Ne voulant pas contrarier sa femme, il opta pour une réponse ambigüe.
-Je ne sais plus vraiment, mais maintenant, ça va aller assez vite, tu verras. Regarde plutôt ce que fait le teckel, on ne l'entend plus...
Les vacances des Padevène allaient vraiment commencer. Optimiste, Candide sourit à son épouse et...
- Si tout va bien, nous...
-Ah non ! ne prononce plus ces mots. Et ne me parle plus de voyage en voiture. A propos, combien de kilomètres nous reste-t-il à faire ?
Candide soupira. Comment allait-il pouvoir annoncer que les 800 kilomètres restants se passeraient certainement mieux que les 3000 premiers ? Ne voulant pas contrarier sa femme, il opta pour une réponse ambigüe.
-Je ne sais plus vraiment, mais maintenant, ça va aller assez vite, tu verras. Regarde plutôt ce que fait le teckel, on ne l'entend plus...
lundi 6 janvier 2014
l'arrivée à la frontière grecque
(suite)
Sans un mot, tous trois montèrent dans la capri et s'empressèrent de démarrer. Prudent, Candide évita de préciser à Angélique le nombre de centaines de kilomètres qu'il leur restait à parcourir sur "autoroute".
Le soir même, après quelques vicissitudes sans importance telles qu'un accident mamnqué de justesse, des pleins d'essence permettant de juger de l'odeur exacte du pétrole quand il n'est pas raffiné, les panneaux indicateurs portant des caractères macédoniens peu compréhensibles, des jeunes gens qui se précipitent à trois pour donner un coup de chiffon sur le pare-brise et réclament chacun leur obole, la voiture passait la frontière et entrait en Grèce.
Presque en choeur, les occupants de la voiture poussèrent un grand soupir de soulagement (sauf le teckel qui dormait profondément).
Sans un mot, tous trois montèrent dans la capri et s'empressèrent de démarrer. Prudent, Candide évita de préciser à Angélique le nombre de centaines de kilomètres qu'il leur restait à parcourir sur "autoroute".
Le soir même, après quelques vicissitudes sans importance telles qu'un accident mamnqué de justesse, des pleins d'essence permettant de juger de l'odeur exacte du pétrole quand il n'est pas raffiné, les panneaux indicateurs portant des caractères macédoniens peu compréhensibles, des jeunes gens qui se précipitent à trois pour donner un coup de chiffon sur le pare-brise et réclament chacun leur obole, la voiture passait la frontière et entrait en Grèce.
Presque en choeur, les occupants de la voiture poussèrent un grand soupir de soulagement (sauf le teckel qui dormait profondément).
mardi 29 octobre 2013
manger à Belgrade
(suite)
A force d'insister, le Yougoslave finit par se laisser convaincre et accepta de les servir dans un coin retiré de la salle. Nos voyageurs eurent donc l'ineffable plaisir de dévorer quelques croûtons de pain sur lesquels ils avaient tartiné une sorte de margarine qu'ils firent "passer" en avalant promptement un caf soluble au goût peu prononcé. C'est alors que Candide eut la lumineuse idée d'agir comme la veille, en Autriche. Il alla donc trouver le maître d'hôtel et lui expliqua que, ayant payé pour un repas qu'il aurait dû ingurgiter la veille mais qui ne lui avait pas été servi, il désirait obtenir un panier pique-nique.
Souriant, le fonctionnaire acquiesça et disparut quelques instants. Quand il réapparut, il tenait d'une main le pique-nique désiré et de l'autre...la facture de ce repas.
Cette fois, monsieur Padevène se fâcha pour de bon et se rendit droit à la direction où il eut le plaisir de dénicher un réceptionnaire qui parlait le français. Il lui exposa volubilement son cas et vit que cet autre fonctionnaire semblait plus compréhensif que son prédécesseur.
Un employé de la réception fut dépêché à la suite de Candide dans une autre salle de restaurant de l'immeuble où notre ami réitéra sa demande. Le garçon de salle partit chercher le maître d'hôtel qui s'avéra être le même que pour la première salle. A la vue de monsieur Padevène, l'homme s'indigna.
- Encore vous ! Mais enfin, que voulez-vous ?
Poliment, Candide reprit sa demande? Haussant les épaules, l'employé s'éloigna pour revenir quelques minutes plus tard avec un sachet de pique-nique et...une facture !
Pour la première fois de sa vie, monsieur Padevène sentit le rouge de la colère lui monter au front. Il planta là tous ces fonctionnaires et alla droit à la réception où il fit clairement entendre son opinion. Contre toute attente, "l'homme-qui-parlait-français" fut de son avis et, après diverses discussions avec l'irascible maître d'hôtel, notre ami put enfin disposer de son pique-nique. La petite famille partit donc d'un pas très digne, et même Wodka ne daigna pas saluer d'un mouvement de queue le personnel du plus grand hôtel de la capitale.
A force d'insister, le Yougoslave finit par se laisser convaincre et accepta de les servir dans un coin retiré de la salle. Nos voyageurs eurent donc l'ineffable plaisir de dévorer quelques croûtons de pain sur lesquels ils avaient tartiné une sorte de margarine qu'ils firent "passer" en avalant promptement un caf soluble au goût peu prononcé. C'est alors que Candide eut la lumineuse idée d'agir comme la veille, en Autriche. Il alla donc trouver le maître d'hôtel et lui expliqua que, ayant payé pour un repas qu'il aurait dû ingurgiter la veille mais qui ne lui avait pas été servi, il désirait obtenir un panier pique-nique.
Souriant, le fonctionnaire acquiesça et disparut quelques instants. Quand il réapparut, il tenait d'une main le pique-nique désiré et de l'autre...la facture de ce repas.
Cette fois, monsieur Padevène se fâcha pour de bon et se rendit droit à la direction où il eut le plaisir de dénicher un réceptionnaire qui parlait le français. Il lui exposa volubilement son cas et vit que cet autre fonctionnaire semblait plus compréhensif que son prédécesseur.
Un employé de la réception fut dépêché à la suite de Candide dans une autre salle de restaurant de l'immeuble où notre ami réitéra sa demande. Le garçon de salle partit chercher le maître d'hôtel qui s'avéra être le même que pour la première salle. A la vue de monsieur Padevène, l'homme s'indigna.
- Encore vous ! Mais enfin, que voulez-vous ?
Poliment, Candide reprit sa demande? Haussant les épaules, l'employé s'éloigna pour revenir quelques minutes plus tard avec un sachet de pique-nique et...une facture !
Pour la première fois de sa vie, monsieur Padevène sentit le rouge de la colère lui monter au front. Il planta là tous ces fonctionnaires et alla droit à la réception où il fit clairement entendre son opinion. Contre toute attente, "l'homme-qui-parlait-français" fut de son avis et, après diverses discussions avec l'irascible maître d'hôtel, notre ami put enfin disposer de son pique-nique. La petite famille partit donc d'un pas très digne, et même Wodka ne daigna pas saluer d'un mouvement de queue le personnel du plus grand hôtel de la capitale.
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